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Livre de Maria Montessori: l’enfant
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Livre de Maria Montessori: l’enfant

L’enfant de Maria Montessori est un livre de 205 pages mais j’ai eu l’impression que j’ai lu plus.

Chaque page et chaque phrase même est riche de sens très profond.

Là, je suis persuadée que la pédagogie Montessori n’est révolutionnaire que dans le fait d’observer l’enfant.

Observer l’enfant et son développement chaque jour nous permettra de lui donner de l’aide la plus pertinente et d’être en phase avec ses besoins et son développement.

Introduction

Au début du livre, Maria Montessori décrit l’enfant dans l’époque de 19ème siècle comme un dérangeur de la société.

En effet, il a été vu ainsi que ça soit par les familles défavorisées qui le poussait vers la rue que par les familles aisées qui le confiait à des nurses.

Heureusement, vers le début du 20ème siècle , on a commencé à lui créer une place dans la société, avec l’arrivée des parcs de jeux, et espaces dédiés aux enfants.

Les premières années de l’enfant

Les périodes sensibles

Les périodes sensibles, c’est les périodes ou l’enfant manifeste un besoin ou explore une nouvelle compétence.

Il est donc très réceptif aux apprentissages, exemple:

La marche vers 1 an, le langage vers 18 mois , deux ans …etc

L’ordre

L’enfant passe par des périodes sensibles ou il manifeste un besoin particulier comme exemple : le besoin de l’ordre.

Si dans cette période sensible, l’ordre est donc perturbé, l’enfant le manifeste en pleurs, agitation etc..

Donc, il est important d’identifier cette période et de créer un environnement ordonné ou l’enfant se sentira en sécurité.

L’intelligence

Pour Maria Montessori, et avec ses observations sur l’enfant, L’enfant construit principalement son intelligence de l’intérieur et non seulement de l’extérieur.

Même si la pédagogie Montessori donne une importance à l’environnement dans la construction de l’esprit de l’enfant.

Mais dans ces environnements , il a été démontré que l’enfant développe son intelligence par son observation et par l’exploration de tous ses sens.

Le raisonnement germe peu à peu comme une fonction naturelle, comme une chose vivante qui croît et qui se concentre grâce aux images prises à l’ambiance

L’enfant de Maria Montessori

La marche

L’enfant devrait pouvoir s’entraîner autant qu’il se peut à cette tâche complexe. Les promenades doivent être des occasions pour que l’enfant s’ exerce à son rythme.

L’adulte devrait s’adapter au rythme de l’enfant. Souvent, l’adulte protège trop l’enfant : l’enferme dans des petits parcs ou bien le transporte dans les bras ou dans la poussette. Le petit enfant qui apprend à marcher est capable de parcourir de grandes distances.

( Source : L’Enfant de Maria Montessori – LE BLOG MONTESSORI DE SYLVIE D’ESCLAIBES (sylviedesclaibes.com) )

Le sommeil

Le conflit entre l’adulte et l’enfant commence quand celui-ci est arrivé au point de son développement ou il peut commencer à agir.

L’enfant de Maria Montessori

Donc, le sommeil est ce stade ou l’enfant devient un vrai dérangeur et l’adulte l’invite à aller se coucher pour que le calme règne de nouveau.

L’enfant n’est donc pas respecté dans son rythme, il dort sans qu’il a une réelle envie de dormir.

La main

La main est cet organe dont la structure fine et compliquée permet à l’intelligence de se manifester, à l’homme, de prendre possession de l’ambiance, de la transformer et, guidée par l’intelligence, d’accomplir sa mission dans le cadre de l’univers.

L’enfant de Maria Montessori

Le rythme

L’adulte qui n’a pas encore considéré l’activité de la main enfantine comme un besoin vital, et qui n’y reconnaît pas la première manifestation d’un instinct de travail, empêche l’enfant de travailler

L’enfant de Maria Montessori

La méthode Montessori

La véritable éducation repose sur quatre principes :

  1. Désir de « libérer » l’enfant dont on respecte la personnalité
  2. Un matériel scientifique adéquat et attrayant
  3. Un environnement adapté (ambiance tranquille, propre et agréable, mobilier adapté à la taille des enfants, espaces verts)   à concept bien accueilli
  4. Un maître calme qui ne fait pas obstacle qui observe l’enfant et lui propose du matériel qui répond à son besoin

Pour Maria Montessori, il n’y a pas de méthode à proprement parler. La seule méthode est d’observer l’enfant au quotidien et répondre à leur besoin.

Voici les pratiques observées , dans la Maison des enfants ,qui ont permis la transformation des enfants  :

  • « Plus un exercice est enseigné avec exactitude, plus il semble devenir stimulant au point d’être sans cesse répété »La répétition de l’exercice 

La concentration de l’enfant se manifeste dans les répétitions d’exercices. Après avoir travaillé ainsi l’enfant est reposé, vivant et joyeux.

Le principe de libre choix

Les enfants choisissent eux-mêmes les activités ils sont plus investis.

Les jouets

Les objets/le matériel qui lui permettent de grandir et de se développer sont plus importants. Chercher du sens dans le choix du matériel et ou jouet.

Suppression des récompenses et punitions

Ceci provoquera un réveil de la conscience et un sens de la dignité.

  • Exercices de silence (qui ressemblaient à des méditations)
  • « Ils avaient une âme agile et vive, toujours détendue, qui irradiait une lumière spirituelle chaleureuse et qui dissolvait les difficultés opprimantes de l’adulte avec lequel elle entrait en contact. »  

Sens de la dignité

Les enfants ont un grand sens de la dignité et sont très sensibles aux gestes de mépris qu’on leur destine, ils les perçoivent comme une humiliation. Lors des nombreuses visites qu’il y eut à la Maison des enfants, les enfants se sont toujours comportés avec respect et accueillaient tout le monde avec amour. La raison en était qu’il n’y avait pas d’obstacle entre leur âme et l’environnement.

Discipline naturelle

Dans la classe de Maria Montessori les enfants semblaient très disciplinés. Ce calme et cet ordre provenaient spontanément des enfants quand ils travaillaient.

Cette discipline naturelle était le point qui interrogeait le plus les personnes qui venaient observer les enfants.

Intérêt pour l’écriture puis pour la lecture

Maria Montessori relate l’enthousiasme qu’ont eu les enfants de la Maison des enfants pour apprendre à écrire. L’intérêt pour la lecture, lui, survint plus tard.

Ces deux véritables passions naquirent spontanément et non du fait de l’adulte qui aurait eu envie d’apprendre à lire, écrire à l’enfant. Par contre il était difficile pour les enfants de comprendre la valeur du livre.

Enfants bien portants

Les enfants de la Maison des enfants étaient d’apparence bien portants malgré le fait qu’ils souffraient probablement de carences alimentaires. Maria Montessori l’explique par le fait qu’ils étaient psychiquement nourris.

Les déviations

Dans cette partie, Maria Montessori appelle déviation tout comportement inapproprié chez l’enfant, pendant la période de son accompagnement, toutes ses déviations citées ci-dessous ont été guéries:

Les fuites

C’est l’énergie déviée, qui fuit la tyrannie de l’adulte. Ces fuites touchent le mouvement qui devient désordonné et l’intelligence qui surinvestit la sphère de l’imagination.

Les barrières

C’est une défense psychique qui bloque l’enfant dans les apprentissages. Elle se manifeste souvent dans les « répugnances » (à une matière, à des études etc…).

La dépendance affective

L’enfant s’ennuie si l’adulte ne s’occupe pas de lui. La paresse est la limite extrême de la déviation. C’est une dépression générée par l’adulte qui s’est « immiscé dans l’âme de l’enfant ».

La possession

Si l’enfant n’est pas assez nourri dans son environnement, par des activités destinées à son développement il voudra posséder les choses matérielles.

Le pouvoir

Va de pair avec le désir de possession. L’enfant parfois veut prendre le pouvoir à travers l’adulte. Plus l’adulte cède et plus l’enfant devient exigeant.

Le complexe d’infériorité

L’adulte est responsable du fait que l’enfant se sent inférieur à lui.

En effet, l’enfant est très souvent empêché par l’adulte d’accomplir les actions dans la journée comme il voudrait et il finit par considérer ses propres actions comme sans intérêt.

C’est ainsi que naissent le découragement et le manque de confiance en soi.

La peur

Les enfants que Maria Montessori appellent normalisées c’est à dire devenus normaux après son expérimentation, ont moins peur que les autres enfants car ils comprennent l’environnement.

Le mensonge

Dans nos écoles le mensonge ne disparaît pas comme par miracle mais les enfants apprennent à être plus sincères.

Troubles de la nutrition

« Beaucoup de maladies et d’états d’esprit morbides disparaissent chez les enfants quand on leur permet de vivre dans un environnement propice à la libre activité normalisatrice. »

Conclusion

Un grand effort pour pouvoir cerner au mieux les idées que je souhaite véhiculer à travers ma lecture de ce livre. Je me suis beaucoup inspirée du blog Montessori de Sylvie d’Esclaibes que je trouve très complet.

Source : L’Enfant de Maria Montessori – LE BLOG MONTESSORI DE SYLVIE D’ESCLAIBES (sylviedesclaibes.com)

A propos de l’auteur

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